> > LMD >


Criminologie generale

Criminologie generale

INTRODUCTION A LA CRIMINOLOGIE GENERALE PLAN DU COURS : 1er PARTIE DU COURS : LA CRIMINOLOGIE ET SES DEBATS (4 DEBATS) Chapitre 1 :

2643 2
 
BOKALI
20-01-2012 ~ 10:33
BOKALI
Criminologie generale
  1
 
   BOKALI
 
: Jun 2010
: Algeria / Ain Defla
BOKALI

   6 
: 1



INTRODUCTION A LA Criminologie GENERALE

PLAN DU COURS :


1er PARTIE DU COURS : LA Criminologie ET SES DEBATS (4 DEBATS)


Chapitre 1 : Introduction : dfinir l'objet de la Criminologie

1.1 Le crime : un objet paradoxal
1.2 Les deux paradigmes de la criminologie
1.3 La Criminologie : l'tude d'un objet paradoxal en soi


Chapitre 2 : Un dbat en Criminologie : libre arbitre ou dterminisme ?

1er Dbat : Est-ce que l'individu passant l'acte est dot d'un libre arbitre ou est-ce un tre
dtermin ?


2.1 Le criminel est un individu rationnel, calculateur, dot d'un libre arbitre
2.1.1 L'cole classique
2.1.2 Actualit de cette conception
2.2 Le criminel est un tre dtermin
2.2.1 L'cole positiviste italienne
2.2.2 La version clinique
2.2.3 Une version sociologique
2.2.4 L'actualit de cette conception
2.3 Le criminel n'est ni entirement libre ni entirement dtermin


Chapitre 3 : Un dbat en Criminologie : Les pauvres commettent-ils plus de dlits ?

2me Dbat : Est-ce que les pauvres commettent plus de dlits ?
Est-ce que le crime est l'apanage d'une classe particulire ?

3.1 La pauvret est un facteur explicatif de la criminalit ou la criminalit est
l'apanage d'une minorit identifiable ?
3.2 Toutes les classes sociales commettent des dlits

Chapitre 4 : Un dbat en Criminologie : comment mesurer le crime ?

3me Dbat : Comment mesure-t-on la dlinquance ? (Les statistiques policires ne mesurent
pas la criminalit, ne mesure pas le taux de la dlinquance).


4.1 Les statistiques criminelles et les crimes
4.2 Les mcanismes de slection : chiffre noir et enqutes de dlinquance auto-
rapporte ou de victimisation.


Chapitre 5 : Un dbat en Criminologie recherche fondamentale ou recherche applique ?



2me PARTIE DU COURS : FAIRE DE LA CRIMINOLOGIE


Chapitre 1 : la dlinquance urbaine comme objet criminologique

1.1 Les explications du passage l'acte
1.2 Le ciblage de population

Chapitre 2 : Les victimes : un nouveau centre d'intrt


2.1 Les victimes comme objet criminologique
2.2 La victime, nouvelle proccupation politique, nouvel acteur pnal









QUELQUES CHIFFRES ( titre dexemple) :

Nombre d'affaires transmit du parquet la police  En 2005 : 762.849 affaires
En 2002 : 900.023 affaires

Arrir judiciaire  affaires non traits
Nombre d'affaires traites par la justice par an  786.956
26.805 affaires ont t r ouvertes

Parquet  affaires classes sans suite : 581.981
253.107 classes sans suite car pas d'auteur connu
60.000 classes sans suite car pas d'infraction
50.000 classes sans suite car pas de charge

Nombre d'affaire transfr depuis le parquet vers le tribunal  21.119

Nombre d'affaire envoy en chambre du conseil aprs instruction  18.926
Nombre de meurtre par an en Belgique  En 2003 : 168 (personnes qui comparaissent pour meurtre devant le tribunal, ce chiffre peut tre quelque peu plus lev. Par ailleurs plusieurs personnes peuvent comparatre pour le mme meurtre). Dans +/- 80% des cas auteurs et victimes se connaissent.

Nombre de personnes condamns pour viol  En 2003 : 467
En 1994 : 337
Pour viol sur personnes majeur  En 2003 : 147
En 1994 : 148
Ce qui veut dire quentre 1994 et 2003, laugmentation du nombre de viols est d aux viols sur mineurs dge. Entre ces deux dates : laffaire Dutroux qui a eu des consquences sur la reportabilit des faits. Beaucoup plus de plaintes sont dposes quavant.

Infraction la plus sujette une condamnation  Infraction du code de la route
En 2003 : 117.753

Nombre d'homicide involontaire  400

Coups et blessures volontaire  4195
Coups et blessures involontaire  14.134 (car y compris les accidents de la route)

Nombre de crimes et de dlits contre la proprit  13.430 : Vol : 7222
Vol avec violence : 2527

Nombre de crime et de dlits contre la personne  En 1994 : 27.624
En 2002 : 20.940

Nombre de places en prison en Belgique  8000 : 90% d'hommes et 10% de femmes
Il y a 350 places pour les femmes en prison (contre 7650 pour les hommes).

Justice restauratrice = la victime est prise beaucoup plus en considration. Auteur et victime sont mis en " relation ".



1er PARTIE DU COURS : LA Criminologie ET SES DEBATS

CHAPITRE 1 : INTRODUCTION : DEFINIR L'OBJET DE LA CRIMINOLOGIE

Quest ce que la Criminologie ? Dfinition la plus vidente et la plus simple : cest ltude du crime.

1.1 Le crime : un objet paradoxal

Le crime (la criminalit, la dlinquance) est un objet qui comporte deux dimensions : cette notion renvoie, d'une part, un comportement (souvent blmable) et, d'autre part, une manire de dfinir et de ragir ce comportement. Le crime est le rapport entre un acte et une manire de dfinir (pnalement) cet acte. Il ne suffit dont pas qu'un acte soit dommageable ou "grave" pour qu'il devienne crime. Encore faut-il qu'il entre dans une catgorie pnale susceptible de l'accueillir. Certains actes deviennent "crimes" alors qu'ils sont drisoires, alors que d'autres actes "graves" ont peu de chances de devenir des crimes.

Pour qu'un acte tel que tuer quelqu'un devienne un crime, il faut donc une pratique institutionnelle qui l'accueil comme tel. Ex: Instauration d'un couvre feu : si cette loi n'existe pas, alors le fait de trouver un enfant de 10 ans dehors une heure impropice n'aura aucune consquence mme si je considre que cela ne va pas.

Prenons un deuxime exemple : deux policiers se retrouvent tmoin dune bagarre.
Le premier, un jeune policier rcemment affect au quartier, voit deux personnes se battre dans la rue. Il se dit : me voil tmoin de coups et blessures volontaires , amne les deux personnes au commissariat et dresse un PV.
Le deuxime policier, travaillant depuis vingt ans dans le quartier (Y) voit les deux personnes se battre. Il se dit : voil Robert et Paul qui ont denouveau trop bu et qui se battent par rapport aux rsultats du dernier match Standard-Aderlecht . Il calme les esprits, leur ordonne de rentrer chez eux et continue son chemin.

Si la catgorie coups et blessures tait un fait brut capable de simposer en dehors des rgles du jeu pnal, les deux policiers auraient vu la mme chose, ou plus exactement, nous aurions pu dcrire laction du premier policier sans faire appel aux rgles du jeu pnal mais on ne peut pas.
Dfinition de Alvaro PIRES : pour quun acte (blmable, ngatif) devienne crime, il faut quil y ait une pratique socitaire qui objective certains (de ces) actes de cette manire, que les acteurs pensent une catgorie pnale (vol, etc.) susceptible daccueillir lvnement brut concern, quils lisent lvnement avec ces lunettes pnales et quils russissent convaincre le systme pnal du bien-fond de leur lecture .

Le crime en soi n'existe donc pas. Il faut une pratique institutionnelle (le droit pnal dans ce cas ci) qui le reconnaisse comme tel.


Qu'est-ce que la Criminologie n'est pas ?
Par exemple, dans les sries tlvises tel que profiler, les experts, il ne s'agit pas de "criminologie" mais bien de "criminalistique". La criminalistique est un ensemble de sciences et techniques utilis en justice pour tablir des faits afin de trouver un coupable. Elle comprend la mdecine lgale, la balistique, etc.

Il existe un lien intrinsque entre le droit pnal et la criminologie. La Criminologie est une science alors que le droit pnal ne l'est pas. Le droit pnal sert  protger les valeurs morales de la socit, les normes d'une socit. Le droit pnal met des jugements de valeurs sur des comportements. C'est une instance qui protge ce qu'une socit estime tre bien ou mal. La Criminologie essaye quant elle de dcrire ce qui est de par l'observation de la ralit. Le droit pnal livre l'objet sur lequel la Criminologie va travailler.

Est-ce que la Criminologie sert lutter contre le crime ?
La Criminologie sert d'outils de connaissance. Une politique criminelle est quant elle lorganisation rationnelle de la lutte contre le crime. Elle se fonde souvent sur des donnes rcoltes par la criminologie.

Avant, on disait que la Criminologie tait l'tude de la pnologie ainsi que l'tude du comportement criminel. La pnologie renvoie l'tude de la peine, au sens qu'a une peine, elle renvoie ce qu'on essaye de faire en donnant une peine.

Est-ce que la Criminologie s'intresse savoir pourquoi un individu transgresse les lois ?
Oui ! En partie. La Criminologie tudie les causes du passage lacte criminel. Mais elle ne peut se rduire a.

Pendant 100 ans on a oubli que le crime dpend d'une dfinition. Avant les criminologues ne s'intressaient qu'au comportement. Pourtant le crime dpend de normes sociales. Pour qu'un crime soit un crime, il faut qu'une instance politique dise que tel fait est pnalis. Ex : L'avortement, l'homosexualit, l'euthanasie ont t dpnaliss par la socit. Avant ctait des crimes.

Si on revient l'exemple des deux policiers, on remarque qu'ils ne voient pas la mme chose alors quils assistent au mme comportement : une bagarre entre deux personnes. Alors quils sont confronts la mme chose, ils ne linterprteront pas de la mme manire, le premier policier faisant appel la catgorie pnale susceptible daccueillir lvnement brut concern, le deuxime ne se servant pas du tout de la catgorie pnale pour interprter ce quil voit.

Dans son sens tymologique le crime fait rfrence l'acte de juger. Or lide que le crime pouvait tre autre chose quun comportement allait lencontre des reprsentations dominantes la fin du 19me et dans la premire moiti du 20me sicles. Plus fondamentalement, lide que le crime pouvait dpendre dune dcision lgislative et judiciaire semblait conduire bizarrement une absurdit c--d que sans la dfinition pnale du crime, le comportement en question disparatrait. Pour rsoudre ce problme le criminologue sest alors mis concevoir le crime comme un comportement. Ce quon na pas voulu voir cest que le comportement problmatique, anti-social, existait bel et bien mais pas comme crime. Donc jusqu rcemment le criminologue sest loign beaucoup du sens tymologique du crime . Ceci ne signifie pourtant pas que les premiers criminologues ne se sont pas poser cette question pineuse. Comment lont-ils rsolu ? C--d, comment est-il possible de soutenir que le crime est un fait naturel et social susceptible dtre expliqu par la science et en mme temps, reconnatre la relativit historique du crime et la capacit dune instance politique de crer et dabolir des incriminations ? Trois orientations majeures ont t adoptes pour rpondre ce dilemme.

1re Orientation  le noyau dur
Cette orientation ne s'intresse qu' une petite part des crimes. Elle s'intresse au noyau dur, c'est--dire au comportement blmable travers le temps et les socits. Il s'agit de comportement reconnu blmable universellement. Ex: l'inceste est un crime universel. Le criminologue ne sintresse alors qu une toute petite catgorie dactes (ex. Garofalo).

2me Orientation  orientation des critres juridiques
Le criminologue s'intresse quoi ? Pour respecter les critres de la science, le criminologue doit sintresser tous les actes ayant les mmes caractristiques externes, c'est--dire le fait que ces actes entranent une raction pnale. La Criminologie travaille sur ce que le droit pnal lui offre comme matire.

Cette conception ft dfendue par Emile Durkheim (sociologue de la fin du 19me et dbut 20me sicle). Pour lui, la loi pnale nest que la forme concrte par laquelle se manifeste une volont commune de rejet de certaines conduites, volont dont le pouvoir politique est lincarnation lgitime. Le crime est une offense aux tats forts de la conscience collective, offense qui appelle une raction sociale, pnale.

Dans ces deux conceptions, la criminalit tudie est un fait brut prcdant la loi pnal. Il y a d'abord un comportement puis il y a la loi qui le sanctionne. C'est donc la criminalit qui dtermine cette loi pnale et non l'inverse. La criminalit existe indpendamment de la loi pnale qui ne fait que la sanctionner.

3me Orientation  orientation des paramtres extra-pnaux
Cette orientation fut mise en place par des sociologues, voire des cliniciens, qui abandonnent la notion de crime pour celle de dviance. La dviance correspond tout ce qui sort de la norme.
Ceci permet ainsi de faire rentrer un certain nombre d'objet qui ne sont pas des crimes dans la Criminologie  Ex : l'homosexualit, le dcrochage scolaire,


La Criminologie est une activit de connaissance.

Ce n'est pas une science autonome, le crime peut tre tudi par d'autre sciences galement. Elle empreinte ses mthodes et techniques d'autre sciences telles que la psychologie, la sociologie voire mme la biologie (qui est la recherche du gne criminel).

Alvaro Pires dfinit la Criminologie comme une activit de connaissance et en rsume les 4 grandes caractristiques :

 Elle est une activit scientifique. Elle tudie ce qui est et non ce qui doit tre.
 Elle est interdisciplinaire.
 Elle s'implique directement dans le domaine des jugements de valeurs, des normes juridiques.
 Elle travaille sur un objet qui est minemment moral : " Ce n'est pas bien de tuer quelqu'un, c'est mal. "
 Elle peut mme essayer de se dire que c'est mieux de faire autrement, c'est--dire d'avoir une autre raction sociale face un comportement hors-norme.
 Elle relie thorie et pratique et se veut socialement utile.
 La Criminologie a cette prtention de vouloir agir sur la ralit sociale, de vouloir agir sur des problmatiques.

Diffrents problmes se posent alors :

 Le fait d'articuler une dmarche scientifique avec une rflexion thique (c'est bien, c'est mal). La science dit ce qui EST. L'thique dit ce qui DEVRAIT ETRE.
 La Criminologie est une science interdisciplinaire incluant le droit pnal qui lui n'est pas une science.
 Le fait de relier thorie et pratique n'est pas toujours facile avec l'ide de construire une socit moins violente et moins rpressive.


Quel est lobjet de la criminologie
Dfinition troite de lobjet.
Exemple : Philippe Robert : "La Criminologie doit s'intresser au comportement incrimin", et qu celui l. Pour lui, la Criminologie doit sintresser :

1. la criminalisation primaire
C'est l'tablissement de la loi. Cest ltude du processus et des acteurs qui y prennent part de llaboration de la loi. Pourquoi une loi pnale a t cre et par qui ?

2. la transgression de la loi : cest ltude qui sintresse qui transgresse et pourquoi ?

3. La criminalisation secondaire
C'est ltude de la raction institutionnelle, la raction pnale. Qui est pris dans les filets pnaux et que se passe-t-il ensuite ?

Ces trois points sont considrer comme un processus :
Il y a d'abord laboration d'une loi  puis sa transgression  puis la raction pnale la transgression

Mais cette dfinition est troite car tout un ensemble d'objets ne peuvent pas en faire partie.

Ex : l'homosexualit, le dcrochage scolaire,

1.2 Les deux paradigmes de la criminologie

Pour d'autres criminologues, il faut reconnatre que la Criminologie a un objet paradoxal en soi, que le crime comporte deux dimensions :
 C'est un comportement, un acte souvent blmable.
 C'est la manire de dfinir cet acte et puis de ragir face ce comportement.

Article d'Alvaro Pires : " La Criminologie et ses objets paradoxaux. " Afin de comprendre tout le ct paradoxal en soi du crime.

La Criminologie a eu quelques difficults l'tudier comme une totalit. Elle l'tudia donc :
 Comme un comportement
 Comme la dfinition de ce comportement


Puisque le crime est un objet paradoxal, il n'est pas tonnant de constater que la Criminologie a eu quelques difficults l'tudier comme totalit. Rtrospectivement, on peut diviser l'histoire du savoir scientifique sur la criminalit en deux blocs :

1. Celui qui tudie le comportement

 Paradigme du passage l'acte
 Paradigme tiologique (tude des causes du passage l'acte)
 Etude ralise par diffrentes orientations :
 Psychologie : histoire du sujet : ex : il passe lacte parce quil na pas rsolu son complexe d'Oedipe
 Sociologie : tude des facteurs sociologique. Ex : il passe lacte parce quil na pas de travail
 Biologie : tude de la constitution physique. Ex : gne spcifique la criminalit

C'est ceux qui, ds la naissance de la criminologie, ont conu le crime comme fait social brut. Le crime existe en tant que tel (c'est une chose), le droit pnal ne faisant que reconnatre cette existence en lui apposant une qualification et une sanction approprie. Cette approche, mieux connue sous le nom du paradigme tiologique ou du passage l'acte, recherche les causes (biologiques, psychologiques, sociologiques) du comportement dlinquant. Se faisant, elle rifie la notion de crime, transforme une notion "politique" en une entit suppose homogne (la criminalit) et recherche les diffrences entre criminels et non-criminels. Elle a pourtant le mrite d'attirer l'attention sur l'importance de l'tude des comportements dans une science des relations sociales.


2. Celui qui tudie la dfinition de ce comportement

 Paradigme de la dfinition sociale, de la raction sociale.

Dans les trois notions distingues par Philippe Robert, ce 2me paradigme renvoie aux notions de criminalisation primaire et secondaire.
Ce 2me paradigme ft dominant partir de 1960 .
Ici c'est donc ceux qui, plus tardivement, ont conu le crime comme une construction sociale, une dfinition particulire de la ralit sociale. Cette approche, appele paradigme de la raction sociale ou de la dfinition sociale, se focalise sur l'tude des processus de criminalisation (primaire et secondaire) : qui a le pouvoir de dfinir quel type de comportements comme criminel ? Quelle est la consquence de cette dfinition ? Bien qu'ayant rellement fait progresser le champ de la connaissance criminologique, ce paradigme contient une faille importante parce qu'il nie en quelque sorte l'existence de comportements problmatiques dans les interrelations sociales.

Dans le 1er paradigme, on oublie le fait que les comportements existent parce qu'il existe une dfinition. Dans le 2me paradigme le problme est qu'il ne s'intresse pas aux comportements. Ce dernier est un paradigme essentiellement sociologique alors que le premier mle un certain nombre de disciplines.



1.3 La Criminologie : l'tude d'un objet paradoxal en soi

Dautres criminologues donnent une dfinition large de lobjet de la criminologie. La criminologie, cest ltude
 Des situations problmes (comportements) sans pour autant que ce soient des crimes
 du contrle social

Ce sont deux notions importantes car il s'agit de notions ouvertes permettant ainsi de faire rentrer un certain nombre d'objets dans le champ de la criminologie.

La notion de situation problme : elle permet dinclure dans la dfinition tout acte qui est peru comme problmatique par au moins un acteur quelconque, et non plus doffice par et pour la socit. Elle permet dune part dlargir le nombre dactes retenus mais aussi, et surtout de rflchir des alternatives possibles quant aux rponses apporter cette situation. On ne prsuppose pas davance quune situation-problme quelconque rclame ncessairement une rponse punitive ou quelle rclame mme une solution quelconque.

La notion de contrle social : elle comprend dune part ltude de la cration et du maintien des lois pnales ainsi que de lapplication des lois et de ses consquences, dautre part les questions relatives au systme correctionnel et lintervention socio-psychologique, les aspects psycho-sociaux de la raction sociale, les questions de politique sociale et criminelle (prvention, dcriminalisation, formes alternatives de rsolution de conflits, etc.).


A partir de cette dfinition de la Criminologie (ltude des situations-problme et du contrle social) un certain nombre de criminologues (Pires) tentent alors de construire un 3me paradigme qui vise saisir l'objet de la Criminologie dans sa totalit en tenant compte du statut paradoxal de son objet :
 C'est le paradigme des interrelations sociales
Pires schmatisera ce paradigme dans un tableau deux axes :

A
Contrle social
 Jugement performatif









Situations-Problmes
 Jugements de valeurs et jugements de faits


La situation-problme (axe horizontal) jugement des fait : de******ion du comportement. Puisque cest une situation problme, cet axe comprend galement un jugement de valeur (ce n'est pas bien),

Jugement performatif (axe vertical) : Pour que cette situation-problme devienne un crime, il faut mettre un jugement performatif = quelque chose qui se ralise par le simple fait de l'noncer : il faut pour cela avoir l'autorit qui le permette. Ex : Un maire dclarant deux personnes " mari et femme ". Le fait de l'noncer ralise l'acte en lui-mme. Pour que la situation-problme devienne un crime il faut que l'institution, le droit pnal le dclare.



:

 
youcef66dz
20-01-2012 ~ 11:06
youcef66dz
: Criminologie generale
  2
 
   youcef66dz
 
: Oct 2009
youcef66dz      youcef66dz

    2    
: 3



...
 
djamila04
21-01-2012 ~ 07:28
djamila04
: Criminologie generale
  3
 
   djamila04
 
: Apr 2011
djamila04


 


« | »


:
[IMG] :
:



: Criminologie generale
DÉclaration de manille sur le rÈglement pacifique des diffÉrends internationaux BOKALI 2 22-01-2012 10:46


LMD

+1. 09:08.
Powered by vBulletin® Copyright ©2000-2017, Jelsoft Enterprises Ltd.
Translated By alkahf©

-     RSS Feeds - - - -